Transport urbain: Lyon teste le « couloir de bus dynamique » Territoires

Les couloirs de bus dynamique pourraient être étendus à 15 ou 20 sites dans la métropole lyonnaise.   © © Systral
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Michel Grinand

Une première en France. Jusqu’à fin mars, la métropole lyonnaise expérimente un système qui permet de réserver temporairement aux bus l’une des deux voies d’une avenue très fréquentée. Comment améliorer à la fois la régularité de la circulation des autobus et la fluidité du trafic général ? Pour résoudre cette équation, la Métropole de Lyon et le Syndicat des transports lyonnais (Sytral) testent jusqu’au 31 mars une idée novatrice venue de Lisbonne (Portugal) et de Melbourne (Australie). Sur 350 mètres, l’une des deux voies de la très fréquentée avenue Lacassagne (Lyon 3e) devient réservée aux bus, le temps du passage des bus. A leur approche, des panneaux lumineux indiquent aux automobilistes qu’ils doivent emprunter la voie de gauche, tandis que sur celle de droite s’allument au sol quantité de LEDs rouges la réservant exclusivement aux bus. Un couloir dédié « éphémère » en somme, puisque dès que le bus est passé, la circulation normale reprend ses droits.

Vingt couloirs possibles. « Depuis plusieurs années nous avons créé à Lyon beaucoup de couloirs de bus dédiés dont l’emprise au sol est considérable, explique-t-on à la Métropole. Aujourd’hui, il s’agit d’aller au-delà pour augmenter la vitesse commerciale des transports en commun – y compris aux franchissements des carrefours -, de fiabiliser le respect des horaires et la régularité sans pénaliser le trafic. » Outre la Métropole et le Sytral, l’expérimentation – dont le coût est « autour de 200 000 euros » – est menée en partenariat avec la Caisse des dépôts et Consignations (CDC),  Eiffage Energie (qui a fourni et installé le système de gestion), la Ville de Lyon, le bureau d’études Egis et Keolis, exploitant du réseau Transports en commun lyonnais (TCL). Les résultats du test seront connus en septembre 2017. Ils permettront de déterminer si le couloir dynamique doit être pérennisé, voire s’il pourra être étendu « à 15 ou 20 sites possibles » dans la métropole lyonnaise.

© Jean-Louis Alcaïde

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