LGV Poitiers-Limoges : l’embarras gouvernemental dimension XXL Territoires

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Michel Chlastacz

La décision du Conseil d’État concernant la LGV Poitiers-Limoges n’en finit pas d’embarrasser le monde politique alors que le projet semble appelé à s’enliser. Le 3 mai 2016, Alain Vidalies – pour « calmer le jeu » ? – s’est entretenu avec les élus régionaux comme il l’avait promis dès l’annonce de la décision et « d’autres réunions sont prévues en mai et en juin avec des élus et associations concernés qui ont en fait la demande », précise un communiqué du ministère assurant que « l’ensemble de ces consultations et études permettra au Gouvernement de se prononcer sur l’avenir de ce projet ».

Une position qui traduit l’embarras gouvernemental façon « dimension XXL », face à un projet contradictoire à une politique maintes fois affichée. Qu’il s’agisse de la maîtrise des coûts, de la priorité donnée au réseau classique par rapport aux LGV comme de – l’éventuelle – politique ferroviaire d’aménagement du territoire qui tarde à se concrétiser.

Puisque le rapport coûts/bénéfices globaux est particulièrement faible et que l’ajout d’une LGV à un ensemble déjà complexe (LGV-A + LGV-Bretagne PDL + LGV-SEA] autour d’un même tronc commun Paris-Courtalain se révèle source de nombreux dysfonctionnements futurs, la petite branche vers Limoges pouvant fragiliser le système alors qu’une remise à niveau de l’axe POLT (Paris- Orléans-Limoges- Toulouse) apporterait des effets quasi-identique sur les relations Paris-Limoges…

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